Diana Leafe Christian : Vivre autrement (résumé) Introduction et suite Chapitre premier Les « 10 % qui réussissent » ou pourquoi les autres échouent Nouvelle page Les 10 % qui réussissent Les principales étapes de fondation d’une communauté : _ regroupement de personnes animées d’une vision et d’un but communs _ choix d’une structure juridique _ recherche d’un emplacement et procédures d’achat _ occupation et rénovation (ou développement) de l’endroit _ créer une économie communautaire Pourquoi 90 % échouent _ mauvaise évaluation du coût pour aménager le terrain, avant de pouvoir légalement transférer le titre de propriété à chaque nouvel arrivant. _ prix des lots mal évalué _ ne pas penser aux documents juridiques et aux données financières pour obtenir un prêt privé. _ ne pas prendre en compte les risques commerciaux ( risque entrepreneurial) _ se mettre d’accord s’il est sage ou non de remettre entre les mains d’une seule personne toutes les décisions financières. _ penser aux modalités d’adhésion au groupe et quelles décisions concernent le groupe (aussi la question de l’unanimité ou pas) Les « conflits structurels » et six moyens de les désamorcer La plupart des conflits structurels auraient pu être évités ou minimisés en respectant 6 éléments essentiels : 1- Définissez votre vision de la communauté et rédigez un texte qui la présente (argent à investir dans les projets, répartition des tâches...) 2- Choisissez un processus de prise de décision équitable et participatif convenant à votre groupe : les membres du groupe seront contrariés par tout déséquilibre de pouvoir, la prise de décision est l’outil de pouvoir le plus évident donc plus le processus est participatif moins il y a de risque de conflits. Prendre des décisions par consensus quand on n’en comprend pas le processus constitue une source particulière de conflit. Le processus de consensus peut épuiser les participants et génère beaucoup de ressentiment d’où un besoin de s’entraîner au préalable. 3- Etablissez des ententes claires...par écrit (au niveau juridique et financières) 4- Développez de bonnes aptitudes en communication et en processus de groupe : capacité de parler de sujets délicats tout en maintenant un lien entre les interlocuteurs. Abordez la question de la communication, du processus de groupe et de la méthode de résolution de conflits (préparez une procédure). 5- En choisissant cofondateurs et nouveaux membres, ciblez la maturité affective : le fait d’admettre dans votre communauté des personnes aux valeurs différentes ou en souffrance émotionnelle peut perturber le groupe et faire perdre beaucoup de temps et d’énergie lors des réunions. Concevoir un processus pour choisir et intégrer de nouvelles personnes (valeurs et comportements compatibles). 6- Cultivez les habiletés mentales et émotionnelles requises : savoir-faire en planification et en finance (aspect entreprise) / confiance, bonne volonté, communication honnête (aspect mariage). Les qualités requises pour les fondateurs d’une communauté => prendre des décisions justes et participatives ; comment faire face aux conflits et les résoudre de façon constructive (par l’alcool ^^ ) ; comment faire un budget, établir un échéancier de production. Il faut connaître les réglements de zonage (cadastre) du lieu pour l’achat. Combien faudra-t-il de temps ? Rencontres hebdomadaires nécessaires. Plus votre groupe est important ou votre capital limité, plus l’entreprise demande du temps. Chapitre 2 Le rôle de fondateur Nouvelle page Les fondateurs du « 10 % » qui réussit sont souvent des entrepreneurs chevronnés (ou en comptent un dans leurs rangs) capables de mettre sur pied et gérer une entreprise. Les fondateurs doivent être des visionnaires pouvant imaginer et ressentir ce qui n’est pas encore (aménagement d’un terrain en ruine,...). Les fondateurs doivent être des travailleurs manuels et savoir transformer leur propriété pour concrétiser leur vision. Vision , leadership, savoir-faire entrepreneurial et aptitudes au travail manuel : tous ces éléments doivent se retrouver à l’intérieur de votre groupe mais ils n’ont pas à être le privilège d’un seul. Ce dont vous aurez aussi besoin _ La patience : certains fondateurs d’expérience estime qu’il faut multiplier par deux le temps nécessaire pour établir les bases de votre communauté (éléments extérieurs : disponibilité des terrains, prêts,...). _ La foi : avoir confiance en son projet. _ Bonnes aptitudes en communication : diversité dans les façon de communiquer ainsi que des besoins très différents en matière de sécurité, d’expression de soi, de reconnaissance. Le fondateur peut avoir une tendance à l’impatience face aux procédures de décision du groupe. _ Ténacité : besoin d’enthousiasme et de détermination. _ Reconnaissance mutuelle : vous aurez souvent à vous remercier pour vos idées, vos recherches et votre patience ; l’épuisement constitue la meilleure manière de ralentir les progrès quand on consacre trop d’heures à une cause commune sans reconnaissance ni gratitude en retour. Le groupe doit avoir donc une vision claire (capacité à imaginer et à matérialiser une idée), du temps (travailler à temps partiel ou complet pour au moins une personne sur le projet), compétences administratives / financières (pouvoir habilement chercher des fonds, dons, traiter de manière efficace d’importantes sommes d’argent) et des compétences relationnelles (capacité à comprendre et à lire les gens). Chapitre 3 Partir du bon pied Nouvelle page : N’achetez pas tout de suite Ce n’est généralement pas une bonne idée d’acheter la propriété en premier, complétez d’abord les étapes suivantes : une personne ou un petit groupe possède les fonds nécessaires à l’achat et peut assurer les mensualités hypothécaires durant un an ou plus / le petit groupe a constitué la personne morale (type SCI) appropriée / les statuts de la personne morale (ou de la communauté) précisent à quels privilèges la contribution financière de chaque membre donnera droit en matière de propriété, de prise de décision,... / la vision du petit groupe est définie et partagée. Organisez votre groupe _ Décidez de la fréquence et du lieu de vos réunions : rencontres hebdomadaires, mensuelles ou bimensuelles. Pour l’étude des possibilités financières et juridiques et la recherche d’une propriété, vous aurez probablement à vous réunir chaque semaine (se donner des tâches différentes). Les rencontres hebdomadaires peuvent devenir lassantes donc plus efficace d’envoyer les ordres du jour en avance, utiliser des sondages pour les idées. Etant donné que certains pourront consacrer davantage de temps au projet que d’autres, des groupes ont créé un système de crédits horaires, une sorte de « banque de temps » où sont calculées les heures passées en réunion ou à travailler pour différents comités (pour des recherches). _ Choisissez une méthode de prise de décision et décidez de la procédure. Question du consensus (déjà vu plus haut). Avec le temps, la plupart des groupes apprennent à laisser les nouveaux venus et les visiteurs émettre idées et opinions, mais à limiter le droit de décider aux membres. Pour des réunions efficaces : choisir un « facilitateur » (à tour de rôle) qui rythme la réunion et la clôture ; fixer un ordre du jour avec un temps limité pour en discuter ; évaluation (= liste de ce qui a été et est à améliorer) ; procès-verbal (= rédaction des notes, bilan écrit de la réunion). _ Préparer un échéancier : réfléchissez ensemble au laps de temps nécessaire pour déménager dans votre nouvel environnement. Fixez les objectifs sur l’échéancier afin de voir la progression. _ Créer un registre des décisions : un journal où sont inscrites les décisions de la communauté. Cela évite la remise en question des décisions passées. _ Entendez-vous sur des critères d’adhésion au groupe : Comment un membre (nouvel arrivant) devient-il qualifié pour prendre des décisions ? Doivent-ils accomplir un certain nombre de tâches ou assister à un certain nombre de réunions avant de pouvoir participer à la prise de décision ? Un investissement financier minimal peut être demandé (petite cotisation). _ établir des registres financiers. _ Rédiger des ententes et des règlements de la communauté. Argent : soyons réalistes _ à combien s’élèvera votre contribution ? Sur une grande feuille notez : 1- le montant que vous pouvez payer à titre de contribution comme membre (achat et aménagement de la propriété) 2- la cotisation mensuelle (montant mensuel pour couvrir les frais fixes de la communauté) 3- prêts privés possibles (prêt possible pour l’achat et l’aménagement de la propriété). Additionnez les montants afin d’avoir une idée de la capacité financière du groupe. L’assise financière repose sur la capacité d’emprunt du groupe. Les membres les mieux nantis pourront contribuer davantage soit en dans le versement de la cotisation exigée, soit en consentant des prêts privés. Plusieurs options possibles : _ La contribution de chacun est la même (droits de propriétés,...) _ La communauté paie l’achat et l’aménagement de la propriété à l’aide d’emprunts et aucune contribution de départ n’est exigée (remboursement des sommes empruntées par mensualités) _ Cotisation uniforme des fondateurs _ Un membre achète pour le groupe qui le rembourse progressivement. Quand la cotisation est hors de portée pour un ou des membres : _ La communauté prête une partie de la somme requise pour l’acompte (= somme de départ) en la prélevant sur son fonds d’aménagement. Le membre rembourse ensuite le prêt au fonds d’aménagement (ou prêt par un des membres du groupe). _ La communauté achète la propriété avec les cotisations de la plupart des fondateurs (toutes du même montant) mais permet à certains d’entre eux de débourser la moitié du total dans un premier temps et d’acquitter le reste par paiement mensuel avec intérêts. _ Le membre qui ne peut pas payer sa cotisation ne contribue pas à l’achat de la propriété, mais débourse une cotisation mensuelle pour la location d’un logement. La communauté doit établir si les droits d’usage et de prise de décision sont différents. Recueillir des fonds Il est possible de rédiger un document décrivant les objectifs de votre communauté, ses valeurs et le distribuer aux amis, aux familles et autres personnes susceptibles de soutenir le projet. Possibilité de recruter de nouveaux membres afin d’accroître le montant des cotisations et développer le projet. Chapitre 4 Mission et raison d’être de la communauté : nature et fonction Nouvelle page (déjà vu) Chapitre 5 Élaboration du document de présentation de la mission et raison d’être Nouvelle page Il est préférable de commencer avec un petit groupe afin de s’accorder sur les valeurs facilement, de 3 ou 5 personnes (pas plus de 10 pour le début). Si votre mission et raison d’être est trop large, trop englobante, si elle s’efforce de plaire à tout le monde tout le temps, elle s’effondrera. Que faire si après des semaines ou des mois de travail le groupe se compose en réalité de deux communautés potentielles ? Si plusieurs personnes quittent le groupe ? Cela pourrait être ressenti comme une perte surtout dans un groupe formé d’amis de longue date, mais cela fait partie du processus. s’il y a des orientations différentes c’est que le groupe a franchi une étape, ce n’est pas un échec. Se mettre d’accord sur les choses non négociables.